Artistes en résidence

A l'affiche

Jeune photographie russe

Anya Maysuk / Tatiana Plotnikova / Alexandra Demenkova

En collaboration avec la ville du Kremlin-Bicêtre, dans le cadre des  Rencontres culturelles russes.
Avec le soutien de la galerie d’art contemporain Russiantearoom

ANYA MAYSUK
Les photographies présentées sont toutes issues de la série «Le dernier été de l’enfance». Ses cadrages en plans serrés suggèrent plus qu’ils ne disent et entraînent le spectateur dans les jeux interdits de l’enfance.
TATIANA PLOTNIKOVA
Grâce à des images sombres et fortes d’un érotisme quasi animal, elle nous fait partager l’expérience du bain de vapeur à la russe. Dans cette vision des plaisirs de la «vie à la campagne» se dégage un rare sentiment de plénitude et de vérité.
ALEXANDRA DEMENKOVA
Elle a orienté son travail sur le quotidien n’hésitant pas à suivre les sans-abris, les immigrants, les artistes de cirque ou encore les malades mentaux dans les hospices. Elle rend compte de la vie des plus humbles sans voyeurisme, mais avec grâce et poésie.

Fiche auteur

Anya Maysuk (née en 1988) est une très jeune photographe de 20 ans déjà remarquée et exposée en Russie et en Europe. Actuellement elle termine ses études à l'Académie des Beaux Arts de Saint-Pétersbourg.
Les photographies qui sont présentées sont toutes issues de la série "Le dernier été de l'enfance". Anya nous raconte son passage à l'âge adulte. Le village reculé de Selishi, qui fut autrefois un grand kolkhoze, n'est plus peuplé que de vieillards. Mais il s'anime pendant les vacances, quand les petits enfants viennent passer leur été chez les grands-parents : période de l'insouciance, des jeux, des baignades et des escapades nocturnes. Un grand vent de liberté souffle à travers les images d'Anya Maysuk, ses cadrages en plans serrés suggèrent plus qu'ils ne disent et entrainent le spectateur dans les jeux interdits de l'enfance.
Cette parenthèse estivale de trois mois, ultime répit avant la dernière année scolaire, devient pour Anya un point de non-retour : la vraie vie d'adulte s'ouvre devant elle.

Tatiana Plotnikova
est née en 1973. Elle a suivi des études d'économie et de design. Après avoir travaillé dans le monde de la publicité elle est devenue photographe indépendante en 2007.
Balbuki est un village tout à fait ordinaire dans la région de Pskov à l'ouest de la Russie. Les paysans qui ont vécu sur cette terre depuis des siècles sont graduellement remplacés par les vacanciers des villes voisines. Ainsi de nouveaux usages se sont installés avec de nouveaux propriétaires mais certaines traditions, comme le bain (Banya), persistent même si elles ont tendance à devenir quelque peu exotiques.
La Banya, est traditionnellement, une structure en bois, placée à l'intérieure d'une ferme ou au bord d'un village, près d'un lac ou d'une rivière où l’on peut se plonger entre deux sudations. Mais la Banya est beaucoup plus qu'un lieu où on se rend propre. C'est aussi un club où les villageois se rencontrent, boivent de la bière et du thé, se passent les nouvelles et les ragots.
Tatiana Plotnikova, grâce à des images sombres et fortes d'un érotisme quasi animal, nous fait partager l'expérience du bain de vapeur à la russe. Dans cette vision des plaisirs de la "vie à la campagne" encore un peu sauvage, ou l'on ressent à la fois l'enveloppe de la chaleur et la morsure de l'eau froide, se dégage un rare sentiment de plénitude et de vérité.

Alexandra Demenkova est née en 1980 à Kingisepp (Région de Leningrad). Diplômée en langues étrangères elle a étudiée la photographie (2000-2002) avec Sergey Maximishin à la faculté de photojournalisme de Saint Petersbourg. Elle travaille comme photographe depuis 2002 (Interpress Photo Agency - 2003, The New Eurasia Foundation - 2006 et 2007). Ses photographies ont été publiées dans Afisha, Moi Raion.
En 2007, elle a rejoint le groupe Agency.Photographer.ru et est actuellement en résidence d'artistes aux Pays-Bas.
Alexandra Demenkova est une photojournaliste de grand talent qui a orienté son travail sur la vie de tous les jours, n'hésitant pas à suivre quotidiennement les sans-abris, les immigrants, les artistes de cirque ou encore les malades mentaux dans les hospices. Photographe de proximité, elle rend sans voyeurisme, mais avec grâce et poésie, la vie des gens humbles et des plus démunis.
"A mon avis une des vérités de l'art est de comprendre l'homme ; par exemple si l'art ne parle pas de l'homme et n'est pas pour lui, s'il n'est pas dans une forme de compréhension mutuelle à quoi peut-il bien servir ?
Depuis que je suis devenue photographe ma préoccupation est de comprendre les gens de nationalités, de styles de vie et de statuts sociaux différents et de me retrouver dans une ambiance complètement nouvelle et de la vivre pleinement. La photographie est un des moyens pour expliquer aux autres comment vivent les gens, pour communiquer avec eux et pour comprendre leur vie, leurs occupations journalières, leurs traditions et leurs pensées." A.D.

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Vernissage jeudi 7 janvier à 19h

du . au .

Entrée gratuite

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