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Mars

François Morel

Le soir, des lions...

On connaissait le comique, on appréciait le polémiste, on applaudit le poète et le chanteur dans son dernier spectacle. Comme quoi on peut être à la fois léger, drôle et parler au passage de ce qui ne tourne pas rond dans ce monde agité. Magnifique rencontre que celle de la divine Juliette et du facétieux François Morel pour ce tour de chant composé de
14 chansons douces-amères.
L’héritage de Bourvil, de Vian et de Trenet transparaît dans certains textes mélancoliques ou à l’humour ravageur. Dans d’autres, on reconnaît le Morel candide des années Deschiens et celui, plus mordant, de la chronique sociale et politique. L’ensemble tire le portrait d’un (en) chanteur libre, joueur de mots et jongleur des maux.

Distribution

Textes et interprétation François Morel Mise en scène Juliette Musiciens Antoine Sahler, Lisa Cat-Berro, Muriel Gastebois Musiques Antoine Sahler, Reinhardt Wagner Lumière Gaëlle de Malglaive assistée d’Alain Paradis Costumes Pascale Bordet assistée de Caroline Martel Son Yoan Corchia

Fiche auteur

Du Lapin-chasseur aux Deschiens, en passant par le cinéma, François Morel a imposé son style sur scène et à l’écran. Chroniqueur sur France Inter, il est aussi auteur et interprète (Les Habits du dimanche et Bien des choses). Aux côtés de Jacques Gamblin, il interprète Les Diablogues de Roland  Dubillard.

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Avis de la presse

« François Morel, pourquoi on t'aime !
Chroniqueur sur France Inter, le comédien est aussi chanteur. Son deuxième album, « Le Soir, des lions... », est une réussite.
Tout en émotions.

« (…) Son deuxième album, le Soir, des lions, est un petit bijou d'humanité, de drôlerie et de tendresse. Une suite de saynètes enchantées coupées d'apartés désenchantés  «Je suis content de l'album, glisse-t-il dans un sourire. Le précèdent, je le trouvais trop chic j'avais envie d'être moi ». Bien sûr, on retrouve des sketchs en couplets dans la grande tradition des chansons du music-hall. Mais cet admirateur des comiques chanteurs (Robert Lamouieux ou Jean Yanne) revendique ce contre-courant « Une chanson, c'est comme une chronique, résume-t-il. Une fois qu'on a trouvé l'angle, tout est plus facile. Après ce n'est que le plaisir de l’écriture » Mais la surprise vient de quelques titres qui quittent la route  des sujets attendus : je suis un cas sociaux est un texte détonant, dont il trouva le refrain lors d'une balade à vélo « La nuit, je brûle des autos/ je suis un cas sociaux ». Florilège de justifications pseudo-sociales pour expliquer la délinquance, la chanson « tague » les discours sociaux complaisants «Je sais que je vais inquiéter la bien-pensance, qui va penser que Morel est en train de tourner réac, s’amuse-t-il. D'abord, il n'est pas interdit d'être moqueur avec tout le monde et puis surtout dans le dernier couplet j'insiste sur le fait que l'exemple vient d'en haut ».
Dans Fatiguée, fatiguée, il évoque la profanation de sépulture par le biais d’une voix d'outre tombe qui réagit devant l'innommable « j'ai longtemps hésité à  enregistrer cette chanson. Est ce que]'ai le droit de chanter cela ?  Mais, au final, toutes les douleurs se rejoignent » Le texte bouleversant évoque avec des mots crus les débordements inqualifiables de soudards alcoolisés. Fatiguée, fatiguée pourrait rejoindre l'anthologie de ces chansons militantes, comme Lily, ou Nuit et brouillard, qui émeuvent autant qu'elles éduquent, qui bouleversent autant qu'elles édifient. Mais Le Soir, des lions reste aussi une ode aux petits bonheurs de la vie. François Morel est un anar un peu gauche, un membre lascif du syndicat des droits des épouvantails, un délinquant ordinaire qui trafique des instants volés, un militant du retour des bains de pieds. « Un personnage de composition, précise-t-il Je n'en prends jamais ».
L'accueil chaleureux du public suffit à son bonheur « j'adore chanter, confie-t-il. Et, pour la première fois, je ne me considère plus comme un comédien qui chante. Maintenant, je m'autorise à penser que je suis chanteur ».  Des mots ordinaires, une voix banale, des musiques sans prétention et, pourtant, de ces trois fois rien naît quelque chose de rare, de vrai. »
Marianne - Olivier Maison


« (…) Comme le camembert, Morel est fait à cœur. Il est tout mou sous sa croûte fleurie. Il suffit pour s’en assurer d’écouter son deuxième album « Ce soir, des lions » (Polydor).  C’est une merveille de tendresse. Il chante les vieux qui nous ont quittés, la souffrance des filles pas belles, les plaisirs d’enfance évanouis, nos existences provisoires. Ils réconfortent les morts qui avaient tant espéré se reposer après la vie et que dérangent, dans leur sommeil éternel, des tagueurs nazis. Reinhardt Wagner, Juliette et Vincent Delerm ont composé les musiques de ses textes doux-amers. On dirait du Moustaki inspiré par Vialatte et fredonné par Bourvil. On sourit. On est ému. En prime, François Morel préconise, pour chasser le spleen, de tremper longtemps les pieds dans une bassine avec du gros sel de cuisine. » Le Nouvel Observateur - Jérôme Garcin

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Liens

Mentions diverses

Production Les Productions de l’Explorateur, La Coursive, Scène Nationale de La Rochelle.

Chanson

Ven.04.Mar 20h30

Tarif : Catégorie A

RÉSERVATION
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