Nos rendez-vous

Rencontre

Chantier des Théâtrales Charles Dullin

Programme détaillé de la journée  

10h00-11h00 : UNE JEUNE FILLE ET UN PENDU par la compagnie du Kali d’Or
De Philippe Gauthier / Mise en scène : Philippe Gauthier et Léo Reynaud / Avec : Nicolas Fantoli, Matthieu Fayette, Anna Jahjah, David Lelievre, Nathalie Radot, José Luis Roig
 
L’improbable rencontre entre Deborah, qui aime danser, et Marc, qui lui, aime compter. Tout se passe dans un entre deux au temps suspendu. Une sorte de purgatoire gardé par deux corbeaux sarcastiques. La raison de la présence de ces deux adolescents nous apparaît dans toute son horreur. Un suicide pour Lui. Un viol suivi d’un meurtre pour Elle… Ensemble ils peuvent apprendre à croire en l’autre malgré la réalité inéluctable, car déjà advenue.
 
Née en 2007 d’un projet collectif de comédiens issus de l’Atelier du Chemin, la compagnie du Kali d’or a monté « Si ce n’est toi » d’Edward Bond et créé la performance « Keene » dans le cadre du festival Carte Blanche de Mortain en 2009. Elle se confronte ici au premier texte de Philippe Gauthier, publié à l’École des loisirs.
 
 
11h30-12h30 : LE TEMPS DU MONDE FINI par la compagnie Petite Nature
D’après les textes de : Bachelard, Galilée, Etienne Klein, Pascal Newton, Euripide, Gödel Mendeleïev, Lewis Carrol… / Conception et mise en scène : Elise Truchard et Alessandro Vuillermin / Avec : Elise Truchard et Simon Drouin
 
Deux personnages nommés 1 et 2, comme deux étoiles fraîchement découvertes par les scientifiques : d’où viennent-ils ? Nous ne les savons pas. D’où venons-nous ? Nous ne le savons pas non plus. 1 et 2 seront tour à tour savants et ignares, s’échinant à nommer un monde qui leur échappe, avec le langage comme seul exutoire. Ainsi on les entendra parfois pousser la chansonnette quand le monde leur semblera trop lourd.
 
La compagnie Petite Nature affiche l’ambition de présenter des textes fondateurs de la pensée moderne qui, par leur apparente complexité, sont souvent considérés par le public comme inaccessibles. La relation entre art et science est le premier champ d’exploration de la compagnie. Après un premier spectacle jeune public « Vite, plus vite que la lumière », présenté à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris, Elise Truchard et Alessandro Vuillermin proposent d’investir l’espace théâtral pour y entendre le langage scientifique, sans l’expliquer ni l’illustrer. Non pas vulgariser la science, mais la poétiser.
 
 
14h00-15h00 : Cléopâtrasse par Koïnè Langage Transartistique
De Giovanni Testori / Traduction de l’italien : Sylvia Bagli et Giampaolo Gotti / Mise en scène : Giampaoli Gotti assisté de Sylvia Bagli / Avec : Olivier Pillon / Contrebasse : Rémy Yulzari
 
Cléopâtrasse, est assise sur son trône, elle chante sa douleur pour la mort de son Antoine, « Tognasse ». Il ne lui reste rien, ni de sa terre-royaume, ni de l’érotisme viscéral et irréfrénable qu’elle a éprouvé pour Antoine à l’heure où le serpent est en train de l’empoisonner. La lamentation finit par se transformer en un propos blasphématoire contre la vie et contre Dieu. « Cléopâtrasse » est le premier volet d’un triptyque qui, avec « Hérodiasse » et « Mater strangoisse », constitue « Trois Lais », la dernière œuvre de Giovanni Testori, auteur à la fois très populaire et très contesté en Italie, accomplie juste avant sa mort et parue posthume l’année d’après en 1994.
 
Cette aventure née à l’École Nationale des Arts et Techniques du Théâtre de Lyon, où Giampaolo Gotti donné des ateliers sur différents textes de Testori. Olivier Pilloni y participe. Il y a une vraie rencontre entre l’acteur et cette écriture, et à travers les premières esquisses cela a résonné comme une évidence.
 
 
15h30-16h30 : WORDS ARE WATCHING YOU par Idiomécanic Théâtre
Création collective inspirée de 1984 de George Orwell / Une proposition de Julie Timmerman / Conception, écriture et réalisation : René Fix, auteur et Adèle Chaniolleau, dramaturge / Avec : Stéphane Douret, Guillaume Marquet, Julie Timmerman.
 
Bienvenue dans le monde de WAWY, vous êtes dans une démocrature, dont la devise est : « Tout Va Bien ». Ici le Réseau de communication unique mondial parle la Novlangue, le silence n’est pas permis. Mais W. décide de se déconnecter du Réseau. W. est notre énigme, celui qu’on ne verra jamais mais dont on parlera toujours. W. devient, pour les uns, un héros, pour les autres, un anarchiste à détruire.
 
La compagnie Idiomécanic Théâtre s’inscrit dans la dynamique d’un théâtre public, populaire et de recherche. Après une première mise en scène de « Un jeu d’enfants » de Martin Walser, Julie Timmerman propose une création collective : un auteur, une dramaturge et quatre acteurs, improvisent, conçoivent et écrivent les récits éclatés de leurs contemporains.
 
 
17h00-18h00 : TOXIC AZTECA SONGE par le Miroir qui fume Théâtre
De Fabrice Melquiot / Mise en scène : Manuel Ulloa-Colonia / Décor et lumières : Matthieu Ferry / Création vidéo : Ludovic Rivalan / Création sonore : Madame Miniature / Avec : Laurent Charpentier, Paola Córdova, Odille Lauría, Giovanni Ortega, Chloé Réjon
 
Un voyageur arrive à Mexico. Dans cette construction littéraire baroque le passé côtoie le présent. Les fantômes d’hier discutent avec les fantômes d’aujourd’hui. Nous croisons les figures de Burroughs, Artaud, Khalo, Cortès…
Le Miroir qui fume, équipe franco-mexicaine, créé à Mexico « Ma vie de chandelle », de Fabrice Melquiot. Le projet « Toxic Azteca Songe », est né d’une résidence d’écriture au Mexique en août 2007. Au cours de son séjour, Melquiot réunit des documents, saisit des matériaux et parcourt avec le metteur en scène Ulloa-Colonia un bout du pays de Mexico à Ciudad Juarez.

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Théâtre

Sam.20.Mar 10h00 à 17h00

Entrée gratuite sur réservation